Un film magnifique sur la mort : Departures

Publié le par Catpower

Aujourd'hui, je souhaite vous faire découvrir un film plein de sensibilité, qui m'a fait rire et pleurer à la fois : Departures, du japonais Yojiro Takita.

Primé de l'oscar du meilleur film étranger en 2008, ce film aborde un thème généralement tabou, mais qui nous touche tous un jour : la mort. On ne se prépare jamais à la disparition d'un proche. Mais, jamais pathétique, toujours lumineux, drôle et poétique, Departures m'a aidée à apprivoiser cette possibilité, à l'appréhender sous un autre angle que la souffrance de la perte et l'angoisse du néant.

Sans emploi après la dissolution de son orchestre, le jeune violoncelliste Daigo Kobayashi quitte Tokyo avec son épouse pour habiter la maison qu'il a hérité de sa mère, décédée en son absence, dans une petite ville de province. Au hasard des petites annonces, il décide de postuler à un emploi de guide de voyage. Mais ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il s'agit d'un voyage bien particulier : le dernier.

D'abord effrayé et dégouté par le métier de croque-morts, Daigo finit par se passionner pour les rites d'embaumement et les cérémonies funéraires, dont il ressent l'utilité profonde pour les vivants qui restent. S'ensuit pour le jeune homme une lutte pour la reconnaissance de son métier par ses proches qui le rejettent, ainsi qu'une exploration au plus profond de lui-même, de ses souvenirs enfouis, de ses peines refoulées depuis des années. Une aventure qui va le conduire à retrouver son père, parti quand il était enfant. Père qui meurt et dont il prépare l'enterrement, dans une ultime réconciliation.

Car les rituels apaisent. C'est l'occasion pour chacun de retrouver la paix avec le défunt, de le toucher une dernière fois pour mieux lui dire adieu avant le grand départ. Moi qui angoissait de manière maladive avant de voir le corps de mon frère mort, lors de sa mise en bière, j'ai ressenti en le découvrant cet apaisement, cette réconciliation. Un amour profond m'a alors envahie, adoucissant la peine, si forte. Comme une réparation.

Publié dans Dans mon cinémascope

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Amandine 13/01/2010 17:03


Je l'ai vu dans la version japonnaise et je n'ai pas pu m'empêcher de le revoir. Ce film m'a touché dans sa façon d'être filmé, le sujet qui est un art.
C'est la qu'on comprend que la mort est universelle partout c'est la même chose.
Je ne vais pas approfondir sur le sujet j'ai apprécié ce film et sa musique faite par joe hisaishi un grand compositeur qui c'est donné un peu de vie dans ce film où l'instrument principal est
biensûr le violoncelle.